Les P.S.I.G. |
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| Dénomination : |
| Pelotons de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie |
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| Ministère : Ministère de la Défense |
| Catégorie : Gendarmerie Nationale |
| Base : Territoire Français |
| Nationalité : France |
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| Site internet : aucun |
DESCRIPTION :
Les pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG) sont chargés de renforcer les brigades territoriales d'une compagnie pour faire face à des événements imprévus ou des situations particulières. Unités permanentes, ils ont aussi des missions propres, notamment en matière de surveillance générale.
Les premiers PSIG ont été créés en 1975, sous la forme de détachements d'intervention, pour répondre aux nouvelles conditions d'exécution du service de la gendarmerie - et en particulier au développement de la violence et de la délinquance. Cette création permettait de renforcer les moyens de la Gendarmerie Nationale dans les compagnies où elle était le plus sollicitée et de développer sa capacité d'intervention tout en lui donnant plus de souplesse.
Les PSIG sont placés sous l'autorité du commandant de compagnie ; leur compétence s'étend sur l'ensemble de la circonscription de la compagnie à laquelle ils sont rattachés. On en compte aujourd'hui 227.
MISSIONS :
Dans un souci de prévention, le PSIG assure la surveillance de sa zone de compétence, notamment la nuit. La circulaire du 12 juillet 1990 relative à l'organisation et à l'emploi des PSIG énonce : " par sa présence, à des endroits judicieusement choisis, et sa mobilité, il contribue à l'amélioration de la sécurité et de la tranquillité publiques dans les zones considérées comme les plus sensibles. "
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A cet effet, il est rendu destinataire des messages et avis de recherche, des renseignements sur la criminalité, les lieux à surveiller et les rassemblements de personnes. Il peut effectuer, sur ordre ou d'initiative, des opérations ponctuelles de police de la route.
Les PSIG constituent d'autre part une réserve d'intervention mobilisable à tout moment. Ils peuvent être sollicités pour les missions les plus variées ; ces missions d'intervention priment leur mission de surveillance. Ils peuvent ainsi assurer des opérations de protection ou de secours, transférer ou escorter des individus dangereux, rechercher des personnes disparues, intervenir sur les lieux d'un crime ou d'un délit ou encore participer à la lutte contre le trafic de drogue.
En outre, les PSIG participent aux enquêtes judiciaires lorsqu'ils interpellent un individu en flagrant délit ou lorsqu'ils concourent à une opération de police judiciaire en renfort d'autres unités. La circulaire précitée précise que " cette participation ne saurait cependant excéder la durée de la garde à vue ".
Certaines missions susceptibles de compromettre leur disponibilité leur sont épargnées : ils ne participent ni aux contrôles de vitesse sur la route, ni aux campagnes de prévention, ni aux services de garde statique (par exemple au domicile d'une personnalité).
MOYENS :
Commandés habituellement par un adjudant, les PSIG comptent en général neuf sous-officiers d'active et douze gendarmes auxiliaires ou gendarmes adjoints ; cet effectif peut être modifié en fonction des besoins. Certains PSIG, chargés de la surveillance des sites nucléaires civils, ont un effectif plus nombreux. Pour être disponible en permanence, les PSIG sont constitués d'équipes qui travaillent par roulement. Les équipes cynophiles de la gendarmerie leur sont rattachées.
L'équipement des PSIG est comparable à celui des brigades territoriales. Ils disposent normalement de trois véhicules (dont deux à " grande capacité ") et ont été dotés de fusils à pompe (de calibre 12) qui s'ajoutent à l'armement individuel. Les PSIG sont maintenant également dotés de pistolets mitrailleurs HK MP5, de fusil de précision TIKKA, de flashballs et de TAZER.
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