Le GIPN |
 |
|
|
|
| Dénomination : |
| Groupe d'Intervention de la Police Nationale |
| |
| Ministère : Ministère de l'Intérieur |
| Catégorie : Police nationale |
| Base : Territoire Français |
| Nationalité : France |
| |
| Site internet : aucun |
| |
PRÉSENTATION :
Comme la plupart des unités d'interventions, la structure même du G.I.P.N. fût élaborée en 1972 après les évènements dramatiques des jeux olympiques de Munich, où une délégation israélienne victime d'un assaut de terroristes palestiniens causa la mort de tous les otages.
Prenant conscience d'une nouvelle vague terroriste, la Police Nationale émis la volonté de disposer d'une unité entraînée et capable d'intervenir dans des régions françaises délimitées en un temps record. Le GIPN fût donc crée pour remplir des missons d'envergure réduite, nécessitant peu d'hommes.
REPARTITION GEOGRAPHIQUE :
| |
|
 |
7 en France métropolitaine |
|
|
|
|
|
|
Lille |
(16 hommes) |
|
|
Strasbourg |
(16 hommes) |
|
|
Lyon |
(24 hommes) |
|
|
Nice |
(16 hommes) |
|
|
Marseille |
(24 hommes) |
|
|
Bordeaux |
(16 hommes) |
|
|
Rennes |
(16 hommes) |
|
| |
|
|
| |
|
 |
2 en Outre-Mer |
|
|
|
|
|
|
Nouvelle Calédonie |
(16 hommes) |
|
|
La Réunion |
(16 hommes) |
|
RECRUTEMENT :
Une fois par an et si une unité du G.I.P.N. est en sous-effectif, un dossier de candidature est envoyé à tous les policiers désireux d'intégrer cette unité.
Les policiers sont d'abord triés d'après leur grade puis leur état de service. Leurs dossiers sont minutieusement inspectés et leur ancienneté jouant naturellement pour beaucoup.
De même, on vérifiera leur stabilité sociale ; familiale et psychologique. Un bureau créé spécifiquement sera chargé de superviser ces étapes administratives.
Si le dossier d'un candidat correspond aux conditions requises par le groupe, il sera convoqué aux tests d'habilitations.
Les tests de sélection pouvant commencer : il sera déterminé leur forme physique et mentale. Les candidats seront poussés à l'extreme à travers diverses épreuves qui demandent raisonnement et sang-froid, ainsi que de bonnes aptitudes sportives.
|
|
 |
À la fin des tests, les candidats rejoignent leurs compagnies respectives et attendent les résultats.
- s'ils sont positifs : les nouveaux membres du G.I.P.N. reçoivent leur brevet devant la section au complet
- s'ils sont négatifs : les policiers rejoignent leur commissariat et peuvent s'ils le désirent repasser les tests l'année d'après.
MISSIONS :
Les missions de chacun des 9 groupes sont variées et strictement ciblées dans leurs zones respectives ; celles-ci vont de la libération d'otages en passant par l'arrestation de suspects violents. Le transport de fonds précieux ou importants peut leur être alloué. Ils sont aussi capables d'intervenir pour déloger des squatters ou protéger un tribunal lors de grand procès.
Il faut savoir aussi que les diverses unités du GIPN ne sont composées que d 'une dizaine d'hommes et donc toute mission de grande ampleur devra être laisser à des unités plus denses du type GIGN ou RAID .
Différentes techniques ont été mises au point notamment celle de la couverture mutuelle; ainsi les hommes conservent une vision à 360° des alentours.
Ces techniques d'intervention doivent être connues et assimilées par tous les membres de l'unité, pour que le cas échéant il n'y est aucun raté lors de l'assaut.
Un entraînement qui peut paraître très basique en surface doit être absolument décortiqué et étudié, tous les cas de figures doivent être envisagés pour ne laisser aucune chance aux malfaiteurs de faire usage de la force.
|
 |
Récit d'une intervention difficile menée par le GIPN :
Deux morts, un jeune Niçois et son ex-petite amie, deux blessés légers, le chef du groupe d'intervention de la police nationale de Nice et le nouveau compagnon de la jeune femme, tel est le bilan d'une affaire qui a commencé un vendredi à quatre heures du matin sur la Promenade des Anglais. Franck J., vingt-sept ans, tire, d'une voiture aux feux éteints sur Philippe B., le compagnon d'Amel F., trente-cinq ans, son ex-compagne. Il se réfugie dans son appartement de deux pièces, rue Saint-Honoré, dans le quartier Magnan, à l'ouest de la ville, un vieux quartier populaire, de petites maisons et petits immeubles, à quelques pas de la mer.
A huit heures, c'est le drame: Amel F. est morte d'une balle dans la tête, le commandant du GIPN est blessé, Franck J. est abattu par la police, telle est la version du directeur départemental de la sécurité publique, Pierre Petitjean : "Son ex-petite amie nous a aidés à localiser son appartement. Nous avons fait boucler le quartier, parce qu'en arrivant chez lui, il avait tiré sur des voitures. Il était très excité. Il est descendu dans la rue avec un fusil à canon scié et une grenade à la main. Le patron du GIPN a commencé à négocier pour essayer de le raisonner. Ce n'était pas facile. L'heure avançant, les gens sortaient, on ne savait pas quel genre de grenade il avait à la main, il fallait essayer de régler cela au plus vite. Comme d'habitude dans ce genre d'affaire, nous avons fait appel à un proche, son ex-petite amie, d'autant que c'était lui qui le réclamait."
Le chef du GIPN lui aurait demandé de déposer ses armes. Fusil et grenade ont été mis sur le trottoir. Le commandant du GIPN a laissé son arme sur le capot d'une voiture et a retiré son gilet pare-balles. "Il s'est avancé, poursuit le commissaire divisionnaire, avec la demoiselle.
L'homme a sorti un colt 11.43 qu'il avait à l'arrière dans sa ceinture, et sans discussion, a tiré sur le chef du GIPN qu'il a blessé au bras gauche, puis sur la jeune femme qu'il a atteint à la tête. Les policiers du GIPN sont intervenus et l'ont tué." Le commandant du GIPN n'est que légèrement blessé. Selon certains témoignages, Franck J. aurait menacé de se suicider quand il a regagné son appartement où il entreposait un petit arsenal : 3.000 cartouches, deux pistolets-mitrailleurs, deux fusils à pompe et deux pistolets automatiques.
A Nice, on n'écarte pas la thèse d'une affaire de proxénétisme. Une enquête interne a été confiée à l'inspection générale de la police nationale.
Ces policiers même entrainés ne peuvent échapper aux balles, leur est vie est quotidiennement mise en danger et c'est au nom de leurs valeurs et principes que chaque jour ils s'acharnent à faire reculer la criminalité et protéger les citoyens.
EQUIPEMENT :
Bien que les les armes et équipements ne varient guère d'une unité d'intervention à l'autre; à l'exception des groupes très amples comme le RAID ou le GIGN dont les écarts de budgets sont importants; le GIPN dispose d’un arsenal en partie composé de pistolets automatiques, fusil d’assaut ou pistolet mitrailleurs.
L'arsenal du GIPN inclut le revolver MR 73, les revolvers Forgeron et Wesson .38, le pistolet Berreta 92FS 9mm, le fusil d'assaut SIG 551 5.56mm, la mitraillette HK MP5-A5 9mm, le fusil de tireurs isolés Steyr-Mannlicher SSG , les fusils de chasse Benelli et Ultima Ratio PGM. Mais aussi, des grenades offensives ou à excitation sensorielle.
Quant à l’équipement de protection personnelle, il se compose d'un casque kevlar avec visière pare- balles; d'un gilet pare-balles de différentes catégorie (II ; III ; IV ou V), de coudières et genouillères ; ainsi que de boucliers blindés qui protègent les membres des armes de petit calibre.
| |
|
GROUPES D'INTERVENTION DE LA POLICE NATIONALE

Cet ouvrage présente pour la première fois l’ensemble des groupes d'intervention de la Police Nationale, des grands événements auxquels ils ont participés, jusqu’à leurs dernières interventions, vous découvrirez dans cet ouvrage toute leur organisation, les épreuves de sélections, leurs entraînements réalistes, leurs missions périlleuses et tous leurs équipements.
Et inclus un DVD, avec des images exclusives, présentant
les groupes à l'entraînement !
Texte des GIPN. Photographies de Bruno Bosilo, Jean-François Guiot, José Nicolas, Philippe Poulet
En vente dans la Boutique SECURI-SHOP
|
|
| |
|