I.S.A. |
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| Dénomination : |
| US Army Intelligence Support Activity |
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| Pays : Etats-Unis |
| Base : Fort Belvoir, Virginie |
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| Site internet : aucun |
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PRESENTATION :
L'ISA est une des unités les plus secrètes qui aient jamais existée, et donc l'une des moins connues du public. Pour ces raisons, bon nombre des
informations de cette page concernent l'ISA des annes quatre-vingt. Au
cours de son histoire, elle s'est montre trés efficace et versatile, mais a été, au début de son existence, l'objet d'un certain nombre de controverses.
HISTOIRE :
L'ancètre de l'ISA est le Field Operations Group (FOG), créé spécialement durant l'été 1980 pour soutenir l'opération Snow Bird, une deuxième
tentative de libérer les otages américains retenus dans l'ambassade de
Téhéran. Le 3 mars 1981, le FOG devint l'US Army Intelligence Support
Activity (USAISA), généralement abrégé en ISA. L'unité fut agrandie,
partant du noyau formé par les quelques 25 opérateurs du FOG (venant
essentiellement de Delta et des Special Forces) pour rapidement
atteindre une centaine d'hommes, y compris des spécialistes du traitement du renseignement de
sources humaines et de l'écoute électronique.
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Le Colonel Jerry King, fondateur de l'unité
L'ISA fut à l'origine d'un certain nombre d'innovations, notamment le
développement de méthodes de chute opérationelle, le recrutement
d'opérateurs féminins ou la création d'un programme informatique permettant
de visiter virtuellement les batiments dont elle avait assuré la reconnaissance.
Au cours des annes 80, l'ISA accomplit, généralement avec succés, des
missions extrêmement variées, mais fut confrontée à la méfiance des
autorités de l'US Army. La principale raison de ces tensions fut que
l'unité n'était pas sous l'autorité du JSOC mais de l'assistanté du chef
d'Etat-Major adjoint pour le renseignement, peu familier des opérations
spéciales. Ces problèmes, qui affectèrent souvent les forces spéciales
vis-à-vis des officiers supérieurs, furent en grande partie résolues dans la
deuxième moitié des années 80, notamment par la création de l'USSOCOM.
Sans doute devenue trop connue, l'ISA fit l'objet d'une mesure visiblement
destinée à la ramener dans l'ombre. Le 31 mars 1989, l'utilisation du terme Intelligence Support Activity fut officiellement arrété (sans
que l'unité ne soit dissoute), pendant qu'à la même période, elle changeait
de commandant et que son quartier général était déménagé d'Arlington à Fort Belvoir.
Depuis, l'unité n'a été connue que sous des noms de code changés fréquement,
comme Torn Victor, Centra Spike ou encore Gray Fox.
Bien que l'unité soit toujours maintenue dans le secret, bon nombre
d'opérations auquelles elle a participé ont été ventées. Ses spécialités en
font une unité trés sollicitée dans le contexte de l'aprés Guerre Froide, y
compris la guerre contre le terrorisme lancée depuis fin 2001. Pour
permettre l'ISA d'agir avec la réactivité nécessaire dans la lutte
antiterroriste, l'unité a finalement été placée sous le commandement direct du
JSOC fin 2002.
La mission première de l'ISA est la préparation opérationnelle des
missions des unités du JSOC, essentiellement l'unité Delta et le DEVGRU.
Cela consiste en la collecte du renseignement nécessaire aux opérations
(reconnaissances, écoutes électroniques, recrutement d'informateurs) et
l'appui des units engagées pendant l'opération par l'envoi déclaireurs
pour reconnaître le terrain, la prise de contacts avec des sympathisants
locaux, la création de lieux srûs pour héberger les opérateurs, et guider
ceux-ci pendant leur infiltration et leur exfiltration.
L'ISA est une unité relativement petite par rapport aux autres unités de
forces spéciales américaines. A la fin des annes 1980, elle comptait
environ 350 personnes, la plupart étant des sous-officiers ou officiers
ayant au moins le grade de Staff Sergeant, ainsi que quelques civils.
Sa structure est divisée en trois directions principales, la direction du
personnel et de l'administration, la direction des opérations et la
direction du renseignement, et plusieurs services annexes. Le commandant de
l'unité est appuyé par un groupe de commandement constitué d'une dizaine
d'hommes.
La direction des opérations commande trois squadrons (escadrons),
l'escadron de commandement, l'escadron des oprations et celui du SIGINT
(renseignement lectronique). L'escadron des opérations, dont la structure
est en partie calquée sur celle du SAS, est divisé en quatre troops regroupant chacun une quinzaine d'opérateurs dits shooters, qui
fournissent l'ISA la capacité d'agir rapidement en cas de besoin si des
opérateurs des unités Delta et DEVGRU ne peuvent être déployés. A cela
s'ajoute, depuis le milieu des annes 80, une unité aérienne, utilisant
habituellement des aéronefs légers peints aux couleurs de compagnies privées,
notamment des biturbopropulseurs Beech King Air.
Cette structure est celle qu'avait l'unité la fin des années 80, qui
n'avait guêre changé depuis la création de l'unité. Depuis 2001, l'unité a
largement augmenté ses effectifs pour répondre aux importants besoins
auxquels elle doit faire face.
SELECTION & FORMATION :
La sélection de l'ISA se fait essentiellement en fonction des besoins en
cherchant les militaires ayant une connaissance spéciale ou autre
particularité intressant l'unité. Notamment les personnes d'origine
hispanique, moyen-orientale ou asiatique, la connaissance de langues
étrangères ou de compétences comme la collecte du renseignement d'origine
humaine ou l'interception de communications.
Les candidats sélectionnés passaient une sélection spécifique l'USAISA
appelée Assessment & Selection (A&S), sans doute l'une des plus
dures sélections parmi celles des nombreuses forces spéciales existant dans
le monde. Un des tests à la création de l'unité consistait à placer le
candidat en plein désert, sans nouriture ni moyens de communication, et de
lui faire suivre une direction. Sur différents points le long de sa route,
il recevait des instructions et un équipement, comme utiliser un systême de
communication par satellite ou un systême d'armes particulier. Immédiatement
aprés le test du désert, le candidat était amené dans une ville où il devait
accomplir des missions d'agent secret tout en étant privé de sommeil. La
totalité de l'A&S pouvait durer un mois.
Le programme d'entraînement comprenait le parachutisme et notamment les
techniques de chute oprationnelle, la survie, le tir avec diverses armes, et
se déroulait dans tous les Etats-Unis, y compris dans un site de tests de
missiles dans le désert du Nevada, une ferme en Floride ou encore un fort de
l'armée en Virginie.
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- Le FOG accomplit plusieurs missions de reconnaissance Thran pendant
l'été et l'automne 1980 en préparation de l'opration Snow Bird.
- L'une des premières missions de l'ISA sera d'assurer la reconnaissance
d'ambassades américaines où des prises d'otages étaient susceptibles d'avoir
lieu sur le modèle iranien, notamment celle du Nicaragua.
- L'escadron SIGINT de l'ISA a joué un rôle important dans l'opération
Winter Harvest, pour localiser le Brigadier General James L. Dozier enlevé
par les Brigades rouges en Italie en décembre 1981.
- Des experts de l'escadron SIGINT ont également participé à l'opération
Queens Hunter, qui avait pour but de localiser les guérillas
anti-gouvernementales au Salvador pour soutenir la tenue d'élections en mars
1982. Cette opération a rencontré un grand succés, tel qu'elle a été
prolongée pendant trois ans et s'est étendue à l'écoutes des guérillas
d'extrême-gauche au Honduras et des forces sandinistes au Nicaragua.
- Suite l'attentat-suicide contre l'ambassade américaine de Beyrouth le 18
avril 1983, une équipe de l'ISA fut déployée au Liban avec pour mission
d'évaluer la situation. Ses recommendations, remarquant le manque de
coordination des renseignements amricains Beyrouth et la faible sécurité
des casernements des Marines, ne furent pas écoutées, et ne purent empêcher un
attentat-suicide contre la caserne des Marines le 23 octobre 1983. Une
seconde équipe fut à nouveau déployée avec pour but de reconnaître des
objectifs pour une riposte américaine., mais l'administration Reagan préfèrera ne
pas prendre de risque militaire aprés son sucécs de l'invasion de La
Grenade.
- Lors de l'invasion de La Grenade en octobre 1983, l'ISA ne fut pas
autoriser à mener des opérations. Les forces spéciales se plaigneront
d'importants manques de renseignement à leur disposition pour leurs
opérations.
- Lors du détournement du vol TWA-847 en juin 1985, l'ISA sera naturellement
la première unité à intervenir sur le terrain. Elle accomplira notamment la
collecte d'informations et des reconnaissances pour localiser les otages
lorsque ceux-ci seront dispersés dans Beyrouth.
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Des membres de l'ISA se préparant à un exercice de saut HAHO, une technique d'infiltration développée par l'unité. Sur la gauche, le colonel Jerry King, le créateur de l'ISA
- L'ISA opèrera à nouveau au Liban pour tenter de libérer les Américains
retenus en otages. Pour ce faire, l'unité obtiendra notamment l'appui des
services de renseignement de la milice chrétienne Forces Libanaises, connu
sous le nom de réseau Flix.
- A partir de l'été 1987, dans le cadre de l'opération Prime Chance, des
équipes de l'ISA assureront des reconnaissances d'objectifs en territoire
iranien pour d'éventuelles attaques aériennes américaines.
- A partir de septembre 1989, l'unité, alors connue sous le nom de code
"Centra Spike", appuira la police colombienne dans sa lutte contre le cartel
de Medellin, notamment par l'interception des communications par téléphones
portables. Cette lutte connaîtra une pause avec la reddition du chef du
cartel, Pablo Escobar, en juin 1991. Suite à l'évasion de celui-ci en
juillet 1992, Centra Spike retournera en Colombie et assistera le Bloque
de Busqueda de la police colombienne jusqu' la mort d'Escobar en
dcembre 1993.
- Lors de l'invasion du Panama en décembre 1989, l'ISA proposera d'envoyer
une équipe pour surveiller Manuel Noriega mais cette proposition sera
rejetée, compliquant la capture du dictateur panaméen. L'ISA apportera son
soutien aux équipes des diverses forces spéciales, notamment en fournissant
des experts en écoutes électroniques.
- Suite l'invasion du Koweit par l'Irak en août 1990, l'ISA envera
plusieurs de ses membres ainsi que des Koweitiens recrutés dans le Koweit
occupé pour collecter des renseignement. Le 22 janvier 1991, une équipe de
l'ISA escortée par le SBS aura pour mission de ramener un morceau de fibre
optique d'un centre de communications prés de Bagdad. Au cours des annes
90, des membres de l'ISA retourneront en Irak pour mettre sur écoute des
lignes de communications irakiennes.
- Des membres de l'ISA ont été incorporés à la Task Force Ranger envoyée en
Somalie pour capturer Mohammed Farah Adid à l'été 1993, y compris des
experts d'écoute électronique, des agents traitants qui collaboreront avec
l'antenne locale de la CIA et des analyste d'imagerie.
- A partir de 1997, des membre de l'ISA, alors appelée Torn Victor, ont été
chargé de fournir le renseignement demandé par les forces spéciales
occidentales pour permettre l'arrestation de personnes inculpées pour crimes
de guerre en ex-Yougoslavie. Les moyens utilisés comprennent l'écoute de
communications, le recrutement d'informateurs et des reconnaissances par des
militaires opérant sous couverture.
- Des membres de l'ISA, portant alors de nom de code Gray Fox, ont pris part
la guerre d'Afghanistan. En particulier des experts SIGINT ont renforcé
les quipes de reconnaissances lors de l'opération Anaconda en mars 2002.
- En 2002, le secrétaire la Dfense Donald Rumsfeld donne pour mission
prioritaire aux forces spéciales la chasse d'objectifs de haute valeur ,
qu'il s'agisse d'hommes d'Al Qaeda ou d'insurgents irakiens. Au sein des
Task Forces mises en place pour ces missions, l'ISA a la vitale mission
d'apporter les renseignements leur permettant d'agir. Des experts en SIGINT
de l'ISA ont ainsi localisé Qaed Salim Sinan al-Harethi, important chef d'Al
Qaeda au Yémen, grâce son téléphone portable, ce qui a permis à un drone
Predator de la CIA de l'éliminer le 3 novembre 2002. En Irak, des membres de
Gray Fox ont été déployés pour lutter contre l'insurection fin 2002, et par
la suite ont été intgrs au sein de la Task Force 20, qui éliminera
notamment Ouda et Qoussa Hussein en juillet 2003. Diverses Task Forces se
succèdent depuis, principalement en Afghanistan et en Irak.
- Des équipes de reconnaissance de l'ISA ont assur le repérage de cibles
potentitelles en Iran en 2004, dont probablement des installations
nuclaires à but militaire.
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