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S.S.V.

 
 
Dénomination :
Section Speciale de la Voïevodie de Lublin
 
Pays : Pologne
Base : Lublin
 
Site internet : aucun
 


DESCRIPTION :

Le commandement de la police de la Voïevodie de Lublin ne disposait pas auparavant d'unités anti-terroristes et l'apparition, au cours d'une démonstration publique, d'un groupe d'hommes, revêtus de cagoules et de tenues noires, et qui utilisaient les techniques d'unités d'intervention, créa une véritable surprise. D'autant plus grande qu'il s'agissait de policiers locaux...



PRÉSENTATION :

Cette section a été créée en novembre 1997 à ('initiative de Waldemar Popiela (qui est aujourd'hui, au rang d'inspecteur supérieur, instructeur de formation sportive et de combat) et d'Andrzej Kowalczyk. Ce dernier a pris son poste après avoir quitté le département PZ (de la criminalité organisée) où il avait servi pendant quelques années. II avait également suivi une formation à l'école supérieure des inspecteurs de police de Cannes Ecluses, en France, consacrée aux techniques d'intervention.

Le projet de former un groupe spécial avait déjà été présenté à deux reprises: une première fois en 1993 et, plus tard, en 1997, quand certains avaient proposé de le rattacher au département de la lutte contre la criminalité organisée. La réponse, dans les deux cas, avait été la même : l'idée est bonne, mais l'insuffisance des moyens financiers et des effectifs du commandement de la police de la Voïevodie de Lublin la rend irréalisable.

II avait rencontré, dans la salle d'entraînement, un groupe de policiers (parmi lesquels se trouvaient, bien sur, les auteurs du projet de création du détachement spécial) employant leur temps libre à perfectionner les techniques du combat corps a corps.

Un bref échange d'idées avait alors suffi pour convaincre le chef de la police du bien fondé de ce projet. Le commandant général prit ainsi sur le champ la décision de concrétiser ce projet.

Par la suite, le cours des événements allait s'accélérer. Les débuts ne furent certes pas faciles et l'appui financier des supérieurs immédiats tout relatif. En deux semaines, 25 volontaires étaient rassemblés chose facile : pour la plupart, ils faisaient partie du même cercle de policiers de la section de jiu jitsu « Spartacus ». C'est le hasard qui arrangea finalement les choses.

 

Le commandant général de la police de l'époque, alors en voyage à Lublin, s'était rendu lors dune visite peu officielle sur la base du détachement de prévention (l'équivalent des CRS) local.



ORGANISATION :

Au sein de la section, on à rarement recours aux ordres proprement dits : chacun sait ce qu'il a à faire. La seule suggestion suffit. Au lieu de formaliser, on crée la discipline des taches, et il n'y a jamais eu de problème pour rassembler le nombre voulu de personnes en vue d'une mission... Cette approche ainsi que les rapports interpersonnels donnent à la section spéciale une ambiance très saine.

La section spéciale compte un commandant et 24 éléments repartis en quatre groupes d'assaut de six personnes. Actuellement, elle est integrée aux structures du département de la prévention du commandement de la police de la Voïevodie de Lublin. Jusqu'à présent, elle reste un détachement non contractuel, ce qui veut dire qu'elle ne dispose pas de moyens propres pour subvenir aux frais de la formation.

Les commandos de Lublin perçoivent le même salaire que les autres policiers, bien qu'ils participent à des entraînements forcés et que leur service soit particulièrement dangereux. De surcroît, ils ne disposent pas de I'équipement adéquat et doivent se contenter d'une tenue presque classique.

Toutefois, grâce au « fonds de gestion rationnelle », ils ont pu acheter des gilets tactiques et du matériel d'escalade. Parce que la section ne bénéficie pas du statut propre à un détachement antiterroriste (PAT) régulier, l'approvisionnement en munitions se fait au compte gouttes, incomparable avec celui des autres unités de ce type de la Pologne, et le matériel de communication approprié fait largement défaut.

Cette année cependant, la section a pu obtenir le financement en vue du brevet parachutiste, et elle veut également créer une section de plongeurs et amener ses propres instructeurs à oeuvrer dans ces deux domaines.



BESOIN DE RECONNAISSANCE :

Outre l'entraînement physique et tactique mené le matin, la section participe à des actions « à la commande » et envoie ses groupes en patrouilles autonomes sur le terrain. Pourtant, le commandant ne veut pas d'« activités artificielles », de résultats consistant à énumérer les kilomètres parcourus ou les heures passées en patrouille. Il préfère consacrer le temps libre à perfectionner les capacités du groupe. D'après lui, il vaut mieux se tenir prêts à intervenir et effectuer des patrouilles ponctuelles quelques fois par mois dans les zones « chaudes » de la ville et pendant les heures « à crime ».

La section protège aussi les transports de fonds, escorte les criminels les plus dangereux, fournit un appui aux groupes de reconnaissance pyrotechnique ainsi qu'aux activités des départements de la criminalité organisée local et central. Elle arrête les criminels particulièrement dangereux (souvent russophones) soupçonnés d'être armés, les trafiquants d'armes, les forcenés (comme ce fut le cas avec un dangereux pyromane). Elle participe au maintien de I'ordre public en empêchant les émeutes provoquées par les hooligans. Fréquemment, lors de leurs interventions, les commandos arrivent directement de leur service de patrouille, et n'ont ni le temps de reconnaître la situation ni celui de se préparer.

 



Les policiers de la section se savent estimés de leurs supérieurs, mais ils voudraient que leurs besoins en matière d'entraînement soient reconnus. Ils voudraient, tout simplement, qu'on les laisse pratiquer cette passion qui ferait la fierté de toutes les unités.

Les conditions financières qui régissent la police polonaise sont loin d'être satisfaisantes et certaines décisions tardent à venir, mais le chef de la section ne se défait pas de son optimisme. Il espère, comme ses subalternes d'ailleurs, que la section spéciale deviendra bientôt un détachement antiterroriste à part entière.



ÉQUIPEMENT :

Pistolets : Glock 17 et 19 Autrichien - CZ-85 Tchèques - P83 Wanad Polonais - 9mm parabellum

PM : PM-98 Glauberyt - calibre 9mm parabellum

Fusils à pompe : Mossberg M500 - calibre 12

Fusils d'assaut : AKMS - calibre 7,62mm

Fusils de précision : SWD Russes - calibre 7,62

Armes spéciales : Lance grenades lacrymogènes RWG - Filet de neutralisation SZO-84, monté sur un fusil d'assaut AKMS



FORMATION :

On rechercha ensuite des policiers qui avaient fait leurs preuves sur le terrain et qui purent satisfaire à des tests psychologiques (vérifiant leurs aptitudes pour servir au sein d'un groupe spécial) et à des épreuves physiques (course 10 x 10 mètres en moins de 30 secondes, dix appuis sur la barre fixe, exécution d'au moins trente abdominaux en 30 secondes sur un banc penché, trente appuis sur les barres parallèles).

Les sélectionneurs ne voulurent pas établir d'emblée des normes trop élevées. Ils partaient du principe, fondé sur l'expérience, que celui qui réussit des tests d'une difficulté moyenne n'aura pas de problèmes pour améliorer sa forme physique au cours des entraînements propres aux unités spéciales.

 

Au contraire, il leur a paru dommage d'éliminer quelqu'un qui avait démontré, durant les tests psychologiques, les prédispositions idéales et un bon niveau intellectuel, facteurs d'une extrême importance pour ce genre de travail et dont l'insuffisance ne peut guère être comblée par des exercices, à l'inverse du niveau physique qu'un jeune homme en bonne santé peut toujours améliorer par des entraînements appropriés.

C'est pourquoi l'accent a été mis sur la coopération avec le psychologue qui fait passer aux candidats de nombreux tests spécialisés qui cernent, entre autres, la manière et la pertinence de l'autoévaluation ou encore la rapidité et la justesse des réactions dans des conditions de forte pression psychique.



PREMIERE MISSION :


La première action à laquelle a participé la section s'est déroulée en novembre 1997. Une centaine de policiers de différents départements (le PZ de Varsovie, par exemple) avait alors entrepris sur les terrains des Voievodies de Zamosc. Chelm et Lublin une action synchronisée visant à arrêter des racketteurs suspectés de s'attaquer aux grossistes, aux magasins et aux prostituées.

 

En 1998, toute l'équipe de l'unité « spéciale » de Lublin a investi, en un temps record, I'hôtel dans lequel s'étaient retranchés des criminels dangereux une opération qui constitua un test brillamment réussi. En juillet de la même année, un groupe de la section spéciale a participé à une intervention digne d'un bon film d'action. Ils ont rejoint des policiers poursuivant un forcené qui s'était empare d'un poids lourd Kamaz servant à transporter des troncs d'arbres et qui roulait à toute vitesse en plein centre de la ville sans faire attention ni aux voitures ni aux passants.

Les forces ordinaires de police n'étaient pas en mesure de I'arrêter ni de ralentir sa course. Toute tentative de tir pouvait se solder par un échec sanglant. Quand le Kamaz a pris la route pour sortir de la ville, les commandos se sont approches du fugitif avec leur voiture. Sur le capot de celle ci se tenait .un policier. Il a réussi a sauter, à pleine vitesse, sur la partie arrière du poids lourd composé uniquement du châssis. Cramponné au châssis, il a commence à s'approcher de la cabine du chauffeur, en tirant avec son Glock sur les roues du véhicule. Les pneus ayant été atteints, le Kamaz pu ralentir.


Le forcené, apercevant le policier, manoeuvra brusquement sa machine pour essayer de le faire tomber. En vain. Le commando réussit à s'approcher de la cabine et menaça le forcené de son arme. La situation était presque maîtrisée quand, suite à un accident ou a l'action préméditée du conducteur, le poids lourd, roulant a 60 km/h, sortit de la chaussée. Seules les excellentes capacités physiques du commando lui permirent d'éviter de se laisser écraser par le véhicule.

L'instant d'après, le chauffeur tombait entre les mains du reste du groupe spécial..

Les actions mentionnées ci dessus, au cours de la brève existence de la section spéciale, n'ont pas été les seules à prouver la nécessité de l'existence à Lublin d'une unité d'intervention aussi efficace. De plus, outre ces actions la section a également oeuvré pour la renommée de la police de Lublin par d'autres moyens. Un binôme de la section, lors des Ve Compétitions nationales des policiers, a ainsi laissé derrière lui les 49 équipes de tout le pays et a gagné le titre de la Patrouille de l'an. L'actuel champion polonais des policiers en karaté kyoku-shinkai fait également partie de la section.

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