Z.J. |
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| Dénomination : |
| Zasahove Jednotki |
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| Pays : République Tchèque |
| Base : Prague |
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| Site internet : aucun |
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DESCRIPTION :
La ZJ (Zasahova Jednotka) est avant tout destinée à la lutte antiterroriste et au combat contre les preneurs d'otages et contre la grande criminalité. Elle est également préparée à participer aux missions de sauvetage menées en coopération avec d'autres formations externes à la police, le plus souvent avec les équipes des services de secours en montagne (Horska Sluzba) et avec l'armée.
Les commandos de la ZJ participent également à la protection des délégations officielles étrangères lors de leur séjour en République tchèque ou à celle de certains groupes à risques, par exemple des sportifs israéliens.
PRÉSENTATION :
Jusqu'en 1990, il y avait d'un côté, à Prague, une unité principale, l'OZU (Odbor Zvlastiho Urceni), alors que d'autres grandes villes de Tchécoslovaquie alignaient des détachements plus petits, composés d'hommes du contingent. Suite aux changements politiques de 1989 et à la réorganisation des structures du ministre de l'Intérieur, l'OZU cessa d'exister. Pour le remplacer, on mit en place l'URN (Utvar Rychleho Nasazeni), le détachement central de prompt réponse de la police. Toujours en 1990, des unités à caractère antiterroriste mais aux effectifs moins étoffés ont vu le jour, les ZJ (Zasahove Jednotki) , implantées dans les différentes capitales régionales : à Brno, à Ceske Budejovice, à Plzno, à Hradec Kralove, à Usti sur l'Elbe et à Ostrava. |
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De plus, au sein de l'unité mobile d'alerte (Ponotovostna Motorizovana Jednotka) de la police de Prague, on a crée une compagnie supplémentaire destinés à combattre la grande criminalité (ROZA: ROta ZAsahu nebezpecnym pachatelum).
Les quatre premières unités territoriales citées plus haut comptent environ de 50 à 60 fonctionnaires chacune. Elles sont opérationnelles 24 heures sur 24, et tout particulièrement les unités de Brno et de Ceske Budejovice qui ont dans leur périmètre d'action des centrales atomiques.
Les détachements d'Usti et d'Ostrava sont plus petits et leurs membres n'assurent pas un service complet sur 24 heures ; ils restent toutefois en contact permanent avec leurs chefs et, en cas de besoin, rejoignent leur base sous un délai de trente minutes.
Ces unités sont en mesure d'atteindre tout point du territoire de la république en moins de deux heures. La décision de leur emploi demeure du ressort du chef de la police régionale.
L'unité antiterroriste du commandement de la police de la République tchèque dans la région de la Moravie du Nord (Zasahova Jednotka Policie CR Reditele Spravy SM Kraje) a été créée le 1er octobre 1990 à Ostrava. Treize membres de la police locale ont constitue son noyau dur. Déjà partiellement préparés, les hommes en question ont élaboré une conception générales de la formation et de I'emploi de ce type d'unité. A partir de la, ils ont conçu un système de recrutement mis sur pied des le mois de janvier de l'année suivante.

En 1991, le commandant de l'unité, le lieutenant-colonel Vladimir Ustyanovic, terminait le stage du centre de formation de WS Marshall Setvice Special Operations Group. S'appuyant sur l'expérience ainsi gagnée, il enrichit les programmes de recrutement et de formation et précisa les modes d'emploi de son unité. Tout cela ne manqua pas d'améliorer la qualité de cette formation.
D'autant que depuis, les subalternes du lieutenant-colonel ne cessent d'enrichir leurs savoirs théoriques tout comme leur expérience pratique grâce à des séjours à l'étranger, notamment en Allemagne, pendant les séminaires et les congrès à l'académie de la police à Munster ou lors d'entraînements au centre de formation d'Eichstatt. Seize d'entre eux s'y rendent régulièrement depuis 1994. Ils ont ainsi pris contact avec leurs homologues autrichiens de l'unité Cobra et allemands du SEK.
La ZJ d'Ostrava est structurée en un Etat-major et trois équipes : deux de combat (zasahova skupina) et une d'entraînement (vycvikova skupina). Les équipes de combat sont spécialisées : une en plongée, l'autre pour le parachutisme.
De plus, elles alignent des sous groupes d'escalade et de tir de précision. Tous les membres de l'unité suivent cependant I'entraînement de toutes ces spécialités. La ZJ ne dispose pas de sa propre équipe des explosifs, mais l'un de ses membres possède les connaissances nécessaires pour les manier. Lors des opérations, un groupe spécialisé, fonctionnant à part et opérationnel de façon continue, apporte son assistance.
Le psychologue occupe une place considérable au sein de l'unité. En plus de sa fonction première, il veille à la collecte des matériaux susceptibles de servir dans le cadre de la formation et prépare les analyses des actions II est également le négociateur du groupe. Deux fois par an, il participe à des simulations de situations qui exigent, par exemple, des négociations avec des terroristes retenant des otages.

Les onze palmeurs de la ZJ d'Ostrava sont des commandos sélectionnés lors de tests médicaux et psychologiques très stricts. Après avoir suivi le cycle de sélection et de formation en trois étapes, ils seront charger principalement de la reconnaissance en milieu aquatique. Ils perfectionnent leur savoir faire au cours des stages d'une semaine qui se déroulent une fois par an à Brno et lors des groupements bisannuels au niveau central.
La formation parachutiste (maniement des parachutes modèle Student, une aile en disposition dorsale, le parachute principal et le parachute secondaire fixés sur le dos ; à ouverture manuelle ou automatique à l'aide du dispositif KAP qui assure l'ouverture dans un délai défini ou en fonction de la pression atmosphérique à une altitude précise) englobe les sauts de 1 000 mètres (minimum 400 mètres). Elle est obligatoire pour tout le personnel de l'unité.
II y a quatre classes de parachutiste : A, B, C et D, plus les classes de champion. Le brevet A est décerné aux personnes ayant exécuté cinq sauts. Au cours de la suite de la formation, les commandos sautent en moyenne trois à cinq fois par mois. L'équipe spécialisée se sert des parachutes de compétition modèle PTH 11, Mars 330 ou BTV en l'actionnant manuellement. Lors des sauts de haute altitude, ils portent des combinaisons en nylon.
En ce qui concerne l'escalade, l'entraînement aux actions urbaines et au sauvetage à lieu dans un centre des pompiers, tandis que celui consacré exclusivement au sauvetage se déroule dans les montagnes près d'Ostrava. Le centre de police organise aussi des stages de formation destinés aux instructeurs. Lors des actions et durant les stages tactiques et de sauvetage, les commandos de la ZJ utilisent les hélicoptères Bo 105, Bell 412 et Mi8 du service aérien de la police. Les mêmes machines servent aussi à la Horska Sluzba.
MISSION :
Les commandos de la ZJ d'Ostrava ont arrêté plus de 370 criminels dangereux, dont 40 étaient armés. Les palmeurs de l'unité ont participé à 115 actions.
Sans oublier l'assistance régulière apportée à la Horska Sluzba lors des actions de sauvetage en montagne, la ZJ d'Ostrava a mené sa plus grande opération de secours pendant les inondations catastrophiques de juillet 1997. Les policiers ont alors évacué plus de 700 personnes, dont 365 ont été «repêchées» individuellement par l'hélicoptère avec l'aide du commando.
Mais selon la propre opinion de ces hommes, leur plus grand succès tient au fait que personne, au cours de leurs opérations, n'a jamais été tué ni blessé.
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ÉQUIPEMENT :
Uniformes
Pour les opérations les hommes de la ZJ portent des uniformes bleu foncé et noirs, avec le drapeau de la République tchèque à l'épaule, les chaussures Hi Teck Leather Magnum, des cagoules noires et les casques balistiques allemands de 3 kg PB 308 avec visières pare balles (casque et visière de première classe résistant aux balles 9 mm Parabellum à la vitesse initiale de 410 m/s).
Ils disposent également des casques de titane TIG et de gilets pare balles de fabrication irlandaise. A l'inverse de la plupart des unités spéciales, les fonctionnaires de la ZJ d'Ostrava n'utilisent pas de gilets tactiques. Ils portent seulement des gilets de nylon siglés « Policie » avec une poche pour un chargeur supplémentaire et une autre pour les menottes. |
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L'un des chefs de l'unité a justifié ce choix de la façon suivante : au cours d'une fusillade, un projectile peut ricocher sur un des chargeurs fixes sur le gilet et, après avoir change de direction, le trouer ou encore blesser un coéquipier, le plus souvent placé juste à côté.
Durant les missions de sauvetage, les membres de l'unité portent les uniformes en goretex noir qui protègent contre les intempéries, par exemple lors d'une descente d'hélicoptère. La plupart des commandos possèdent le couteau de combat modèle 75 Uton de fabrication tchèque. Pour les transmissions, ils se servent du matériel de la marque Motorola. |
Armes
L'armement de base des commandos de la ZJ d'Ostrava comprend les PM HK MP 5 A5 en 9 mm, les pistolets italiens Beretta M 92 FS de 9 mm et, moins nombreux, les CZ 75/85 de 9 mm tchèques et les revolvers Colt Python 357 Magnum américains. Ils utilisent aussi les carabines automatiques de l'armée tchèque, les 7,62 modèle 58V à crosse pliante.
Les tireurs d'élite se servent des fusils de précision russes SWD de 7,62 mm. Les fusils à pompe de 12 mm faisant défaut, ce sont pour le moment des fusils de chasse à deux canons, des bock de fabrication tchèque, qui sont employés.
Un temps, l'unité a utilisé les carabines autrichiennes Steyr AUG de 5,56 mm et leur version en 9 mm AUG Para. L'arme, louée pour sa fiabilité par les unités d'élite les plus exigeantes, s'est bloquée si souvent que la ZJ d'Ostrava a été contrainte de la renvoyer.
FORMATION :
La ZJ recrute des candidats ayant servi au moins six mois dans la police et âgés de plus de vingt quatre ans. Idéalement, les candidats sont ceux des postes urbains. Outre les examens médicaux, ils doivent satisfaire à la sélection en trois étapes, organisée une fois par an.
La première étape consiste à vérifier les aptitudes physiques. Elle comporte d'abord une course de 3 000 mètres à effectuer en moins de treize minutes, et une autre de 100 mètres en moins de 13,5 secondes. Le candidat doit ensuite exécuter au moins 70 pompes en deux minutes et le même nombre de flexions verticales. II doit grimper à la corde en moins de sept secondes, sauter de 4,5 mètres et exécuter au moins 14 tractions aux barres parallèles.
La deuxième étape consiste en un examen psychologique de six heures.
La dernière étape, la plus longue et la plus difficile, est un stage de sélection de douze semaines. Au cours de ce stage, 80 % des candidats sont éliminés. Les trois premières semaines constituent un test d'endurance, huit heures et demie par jour (au moins !) d'exercices intenses. Leurs seuls noms « Goulag 97 », « Bagdad 98 » (où les Irakiens ont retenu les prisonniers du groupe Bravo Two Zero du SAS britannique durant la guerre du Golfe en 1991) en disent long...
La semaine suivante est consacrée à la coopération sur le terrain avec la 6e brigade spéciale de l'armée tchèque de Prostejov. On évalue ainsi les candidats au cours de longs parcours en terrain montagneux qui leur permettent également de s'initier à la topographie. Le psychologue de la ZJ en profite pour leur apprendre les techniques du repos accéléré.
Il observe attentivement le comportement des candidats, leur réaction au stress, leur seuil de résistance à la fatigue, leurs prédispositions au travail en équipe, leur comportement en tant que chef de groupe, etc. Les candidats doivent rédiger des rapports, qui seront par la suite soumis à I'analyse psychologique.
Le deuxième et le troisième mois sont destinés à la formation de base : la maîtrise des armes dont la ZJ est équipée, l'apprentissage des différentes techniques de tir, le combat corps à corps (selon un programme propre de l'unité), l'entraînement aux opérations en haute altitude, les exercices tactiques et la connaissance des règlements de la police. Là commence l'entraînement des équipes.
Les candidats demeurent sous le contrôle du psychologue qui évalue leurs prédispositions pour les missions spécifiques ainsi que leur coopération au sein d'un groupe. La dernière semaine est consacrée aux examens de chacune des disciplines. Récemment, il fut rajouté un test d'infiltration tactique sur terrain ennemi, qui reproduit une des étapes de sélection du SAS britannique ou des SEALS américains.
Le candidat doit alors échapper aux poursuites ennemies. S'il tombe aux mains de ses adversaires, il doit garder le silence complet. Même soumis à un rude interrogatoire, il ne peut révéler que son nom, son grade et son numéro.

La grande fluctuation des candidats n'effraie pas les cadres de la ZJ. Elle n'altère pas non plus les normes de l'unité. Son chef part du principe qu'il vaut mieux disposer de peu de gens de valeur que de combler à tout prix les places vacantes. A l'heure actuelle, presque un quart des places à la ZJ restent non pourvues, ce qui ne veut pas dire que l'accès y soit facilité.
La formation au sein de l'unité englobe l'entraînement au tir, l'autodéfense, l'entraînement tactique, la descente en rappel, l'entraînement physique, les cours théoriques et la conduite des véhicules.
Chaque membre de l'unité est soumis annuellement à un test physique (course de 3 000 mètres en moins de treize minutes, course de 60 mètres, au moins 14 tractions aux barres parallèles, grimper de corde en partant de la position assise, flexions horizontales sans blocage des jambes, saut depuis une hauteur minimale de 2,40 m, exercices d'haltères sur un banc).
Les résultats sont convertis en points. S'il y en a trop peu, la solde diminue. Et les résultats doivent être améliorés au plus vite. Deux fois par an, les policiers sont soumis à un test de tir. Tous les deux ans, ils passent un examen psychologique qui atteste de leur aptitude au métier et qui vérifie que le service n'ait pas entraîné de changements nuisibles à la santé psychique. L'examen médical annuel comprend électrocardiogramme, prise de la tension, analyse du sang et de l'urine.
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